jeudi 14 août 2014

Les articles de Nono: trouver de l'eau potable



Rien de plus facile aujourd'hui que d'ouvrir un robinet pour avoir de l'eau, mais ça n'a pas toujours été le cas. Nono Russ nous livre ses mémoires à ce sujet: 

Lorsque Tardy de Montravel  découvre l’emplacement de Nouméa, il y trouve un magnifique plan d’eau (de mer) mais déchantera plus tard  du  manque d’eau potable.
Les premiers occupants devront donc forer des puits et également récupérer l’eau de pluie.
Un grand nombre de puits particuliers ou communs seront forés en ville et dans les différents quartiers et notamment à la Vallée des Colons où l’on en dénombre un grand nombre. L’eau de pluie sera récupérée par les gouttières des toitures dans des « caisses à eau », souvent des barriques ou foudres en bois , citernes en tôle galvanisée ondulée ou tôles d’acier rivetées dont un superbe modèle peut être admiré à la Maison Célières. L’eau de pluie n’étant pas minéralisé, l’intérieur des citernes est  enduite  de « lait de ciment ». Plus rares seront les citernes en ciment.
 Pendant les sécheresses, l’eau sera transportée et livrée par des voitures à bœufs et notamment il me semble par Mr Blanchot.

Suite à  l’installation de la conduite de Yahoué, dont le débit ne sera souvent pas suffisant,  ces citernes seront équipées de robinets à flotteur pour un remplissage même à petit débit (ou durant la nuit). L’eau arrivera en premier lieu au bassin de « la Colline aux Oiseaux » près du Haussariat  puis plus tard au Sémaphore, Mont Vénus et ensuite sur les hauteurs des différents lotissements. 

Il est à noter que les raccordements aux particuliers sont faits avec des tuyaux en plomb et il en existe certainement encore.  En effet, dans certains quartiers de Nouméa, le passage en PVC n'a eu lieu qu'il y a environ 10 à 15 ans lors de l’installation de nouvelles conduites.

En brousse, le branchement se fera au « creek » soit directement ou par l’intermédiaire d’un bélier qui élèvera l’eau à plusieurs fois la hauteur du captage. Il y aura aussi l’éolienne à partir du puits ou à l’aide d’une pompe manuelle (ou plus tard motorisée).

Le puit comblé de Louise Michel à l'emplacement de la tache blanche.
Lorsque j’habitais au Terminal de Ducos à la Baie des Dames de 1962 à 1970, avant l’arrivée de la conduite vers 1965, nous n’utilisions que de l’eau de pluie provenant d’un plan de 500 M2 en tôles d’acier installé par les Américains et qui alimentait 3 cuves de 100 000 l. Ces cuves étaient périodiquement nettoyées et repeintes au lait de ciment
Par gravité ou par moto pompe, je remplissais une caisse à eau installée plus haut derrière la maison. En bas, il y avait encore le puits (un peu saumâtre) de Louise Michel qui me servait à alimenter mon élevage de chèvres à l’aide d’une pompe manuelle double que les Néobridais appelaient :  "i pul  i come, i push i go".
 
A la pointe Mâ, Mr Smith avait un puits dans lequel il versait de temps à autre quelques kilos de clous (comme Bourvil et son eau ferrugineuse). Il  me racontait qu’il y gardait également une anguille qui, en cas de sécheresse, remonte et assure le filet d’eau qui alimente le puits.

Arnold Russ

Report de la visite de la villa-musée de Païta

La villa-musée de Païta 
ne sera pas ouverte au public samedi 16 aout. 
Les deux visites guidées 
sont reportés au samedi 23 août. 

Heure de départ de la première visite guidée: 14h (durée 1h)
Heure de départ de la seconde visite guidée: 15h (durée 1h)
Fermeture de la villa-musée à 16h.


vendredi 25 juillet 2014

mag Local - Vieilles Casseroles

L'association contribue à la rédaction de quelques articles dans le magazine Local. Cette semaine, retour sur les vieux fourneaux.

lundi 21 juillet 2014

Les CE1 de l'école James Cook à la villa-musée- juill 2014

Depuis plusieurs années, les CE1 de l'école James Cook découvrent les objets de la villa-musée de Païta. 

Un peu petits pour aborder avec eux tous les détails de l'histoire de Païta, les élèves sont par contre très curieux quant il s'agit d'objets. La villa-musée de Païta présente trois salles de reconstitution: la chambre à coucher, la cuisine et le store. Les objets d'un autre temps suscitent la surprise, l'admiration et aussi quelques anecdotes rigolotes. Certains, en effet, ont déjà vu chez une grand-mère tel ou tel objet. Pour d'autres, c'est la découverte totale. Les enfants ont envie de toucher!

Cette classe de l'école James Cook n'est pour autant pas tout à fait dépaysée. Les mots anglais "store", "butter cooler" et autres sont rapidement compris par ces élèves qui apprennent l'anglais et aussi le chinois.
Les objets attestent de la séparation autrefois des tâches entre hommes et femmes. Une époque révolue pour l'un des petits garçons de cette école qui affirme haut et fort que, chez lui, c'est papa qui fait le ménage!














mardi 8 juillet 2014

Si le bagne m'était conté... à Bourail!

L'opération Si le bagne m'était conté revient avec un nouveau rendez-vous. Le 17 juillet prochain, c'est à Bourail que nous nous rendrons pour assister à l'inauguration du panneau du magasin des subsistances. 

Le connaissez-vous? 

Il s'agit aujourd'hui de ce grand bâtiment sur la droite à l'entrée du village. Il abrite l'actuel musée de Bourail. 
On peut lire au pied du mur :
"Ce que nous savons est peu de choses au regard de tout ce que nous ne savons pas". 

Heureusement chaque jour apporte son lot de nouvelles connaissances, notamment dans le domaine de recherches concernant le bagne calédonien. C'est avec grand plaisir que nous effectuons toutes ces recherches qui seront mises à disposition du public au futur musée du bagne. Vous pensez comme nous avons hâte de vous le faire découvrir.

Ces événements organisés par la province Sud permettent de prendre notre mal en patience et de satisfaire notre curiosité en nous proposant des panneaux explicatifs et illustrés. Et puis ces rendez-vous sont aussi l'occasion de passer une agréable soirée dans des lieux exceptionnels.  La danse et la musique ont été invité mais nous ne vous en dirons pas plus... Avis aux amateurs !

mercredi 25 juin 2014

Naissance de Port-de-France

Connaissez-vous les prémices de la construction de Nouméa? 

En 1854, le capitaine de vaisseau Louis Tardy de Montravel, sur les ordres de l'amoral Febvrier Despointes, cherche à établir un nouveau poste militaire fortifié. Après avoir songé à la baie de Saint-Vincent, il choisit celle de « Numéa ». Il en prend possession et baptise le site « Port-de-France » le 25 juin 1854. 

Nouméa n'a pas encore les airs qu'on lui connait. Ferdinand Knoblaugh, qui travaille pour le santalier James Paddon, la décrit en ces termes: "Nouméa en 1855, était bien peu de chose, c'était plutôt un camp qu'une ville." On peut imaginer les premières années de la ville en construction: des travaux incessant, des difficultés pour s'approvisionner en denrées fraiches, des habitations sommaires... Il en faut du courage aux pionniers!

Et vous, connaissez-vous l'histoire de vos ancêtres? Ont-ils fait parti de ces pionniers?




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